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Thèses (version de soutenance)

Identifiant pérenne de la notice : 
 
 
 
Type(s) de contenu (modes de consultation) :
Texte (informatique)
Type de support matériel :
Ressource dématérialisée
 
Titre : 
"Ni victimes ni bourreaux" : morale et politique de la violence chez Albert Camus / Rémi Larue ; sous la direction de Perrine Simon-Nahum et de Ève Morisi
Mémoire ou thèse (version d'origine)
Alphabet du titre : 
latin
Auteur(s) : 
Simon-Nahum, Perrine. Directeur de thèse
Morisi, Ève (1981-....). Directeur de thèse
Audoin-Rouzeau, Stéphane (1955-....). Président du jury de soutenance. Membre du jury
Audi, Paul (1963-....). Membre du jury
Revel, Judith (1966-....). Membre du jury
Vanney, Philippe. Membre du jury
Date(s) : 
2019
Langue(s) : 
français
Pays : 
France
Production :
Description : 
Données textuelles
Num. national de thèse : 
2019EHES0074
Accès en ligne : 
Accès au texte intégral
 
 
Thèse : 
Notes :
Titre provenant de l'écran-titre. - Ecole(s) Doctorale(s) : École doctorale de l'École des hautes études en sciences sociales. - Autre(s) contribution(s) : Stéphane Audoin-Rouzeau (Président du jury) ; Stéphane Audoin-Rouzeau, Paul Audi, Danielle Cohen-Levinas, Judith Revel, Philippe Vanney (Membre(s) du jury)
Format(s) du document : 
PDF
Configuration requise : 
Configuration requise : un logiciel capable de lire un fichier au format : PDF
 
Résumé(s) : 
Entre révolutions, guerres et autres formes encore, la question de la violence s’est imposée à Camus comme à une grande partie de ses contemporains, soucieux qu’ils étaient de penser une époque particulièrement marquée par ses conséquences concrètes dans le monde. Notre thèse a voulu montrer comment la manière dont Camus aborde ce problème philosophique s’inscrit pleinement dans son époque, d’autres diront dans son « moment », tout en faisant apparaître une certaine originalité. Le premier signe de cette originalité tient, selon nous, dans la façon dont il a construit cette approche et cherché à représenter la violence dans sa diversité. De la bagarre d’enfants à la réalité crue de la guerre et de la révolution, en passant par le suicide ou encore le meurtre, cette diversité tient autant dans les formes évoquées que dans les acteurs dépeints. De cette diversité, nous avons tenté de réunir et d’analyser ce qui constitue, selon nous, une approche morale et politique de la violence, qui émerge notamment à partir de la Seconde Guerre mondiale et de l’expérience de l’écrivain dans les rangs de la Résistance. Une telle esquisse nous a conduit à écarter d’autres formes d’approche comme celle qui pose la question des sources de la violence en tentant de les expliquer ou encore celle qui veut faire le jour sur le caractère naturel de la violence chez l’être humain. Le deuxième signe concerne le contenu de cette approche et les pistes de réflexions voire de prises de positions qu’il y développe. Soucieux de se concentrer sur ce que fait la violence aux êtres humains plutôt que de tenter d’en saisir l’essence, on pourrait résumer les positions de Camus par la formule que l’on replace au cœur de sa démarche : « Ni victimes ni bourreaux ». Toute sa vie, l’écrivain a maintenu le souci d’une continuité dans ses réflexions et ses positions sur la question, alors même qu’il multipliait les canaux d’expression avec autant de genres littéraires pratiqués. A l’aide de la figure de la spirale de la violence politique, nous avons essayé d’analyser en profondeur les éléments constitutifs de cette approche proposant de limiter la violence plutôt que cherchant à l’éradiquer. Sur ce chemin, nous avons trouvé sa volonté de mettre en avant le dialogue, afin d’incarner cette limite aux actes violents, mais aussi la mise à l’épreuve par l’histoire à travers la décolonisation de l’Algérie, véritablement déchirure dans l’œuvre et l’itinéraire intellectuel de Camus. Notre réflexion se situe dans une perspective d’histoire intellectuelle, c’est-à-dire en se plaçant au carrefour entre l’histoire, la littérature, la philosophie et la science politique. Camus était convaincu que sa création devait avoir pour source principale son expérience. À ce titre, nous avons attaché autant d’importance à sa production littéraire et intellectuelle qu’au contexte qui entourait cette dernière, en prenant soin de toujours rattacher les textes aux événements historiques qui leur servaient de décor, mais aussi aux débats intellectuels qui les nourrissaient.
 
In a context of revolutions, wars and other forms of violence, Camus and many of his contemporaries started to reflect on the issue of violence because they were concerned about reflecting on an era particularly marked by its concrete consequences worldwide. This PhD dissertation shows to what extent the way Camus addresses this philosophical problem is thoroughly representative of his time while being quite original. Its originality lies in the way Camus built his approach and tried to depict violence in its full diversity. In Camus’s approach, not only is violence diverse because he mentions different forms of violence – children’s fights, the cruel reality of war and revolution, suicides and murders – but also because he depicts a wide range of perpetrators of violence. This diversity made it possible to try to identify and analyse the specificities of what makes a moral and political approach to violence which emerged during World War Two and which was based on the writer’s experience as a member of the Resistance. Focusing on the diversity of violence has also enabled to dismiss other ways of approaching the issue of violence such as thinking about the sources of violence by attempting to explain them or investigating on the innate violent dimension in human beings. The lines of approach chosen by Camus and the stands he took are also what makes his conception of violence original. Because Camus was solicitous about focusing on the consequences of violence on human beings and not so much solicitous about comprehending its essence, his stances could be summed up by the expression “Ni victimes ni bourreaux” which has been defined as Camus’s guideline in his reflection on violence. Throughout his life, Camus was committed to ensuring some continuity in his stances and reflections on violence while he opted for different means of expression and different literary genres. Using the image of the spiral of political violence, this dissertation attempts at providing an in-depth analysis of the elements constitutive of Camus’s approach consisting in limiting violence rather than trying to eradicate it. This perspective has enabled to bring to the fore Camus’s will to favour dialogue as a limit to violent acts. It has also revealed the idea that the decolonisation in Algeria – a real wrench in Camus’s works and intellectual journey – put Camus’s approach to the test of reality. The perspective chosen in this dissertation is that of intellectual history, building bridges between history, literature, philosophy and political science. Camus was convinced that his personal experience should be the main source of inspiration for his creation. Thus, his literary and intellectual works have been valued as much as the context in which they were written: the texts studied have always been read in the light of the historical context and intellectual debates in which they were set.
 
 
 
Titre(s) traduit(s) ajouté(s) par le catalogueur : 
"Ni victimes ni bourreaux" : camus's moral and political approach to violence (anglais)
 
Sujets : 
Forme ou Genre : 
 
Lien(s) externe(s)
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