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Thèses (version de soutenance)

Identifiant pérenne de la notice : 
 
 
 
Type(s) de contenu (modes de consultation) :
Texte
Titre : 
Vouloir et pouvoir scolariser ses enfants : pratiques éducatives à Dakar (Sénégal) sous le prisme des inégalités sociales, familiales et de genre / Laure Moguerou ; sous la direction de M. Philippe Antoine
Mémoire ou thèse (version d'origine)
Alphabet du titre : 
latin
Auteur(s) : 
Institut d'études politiques (Paris). Organisme de soutenance
Date(s) : 
2006
Langue(s) : 
français
Pays : 
France
Editeur(s) :
[S.l.] : [s.n.], 2006
Description : 
1 vol. (V-436 p.) ; 30 cm
Num. national de thèse : 
2006IEPP0040
 
 
Thèse : 
Note sur la disponibilité :
Publication autorisée par le jury
Annexes : 
Bibliogr. p . 337-357
 
Résumé(s) : 
Les évolutions de la scolarisation primaire à Dakar au cours de la décennie 1990-2000 montrent que l'accès à l'école et les parcours scolaires dépendent de plus en plus de décisions parentales : dans la mesure où l'école n'est obligatoire que "dans la limite des moyens de l'Etat", il revient aux familles de placer leurs enfants à l'école et de les y maintenir. La stagnation de la scolarisation primaire à Dakar pourrait ainsi être le signe d'une désaffection des familles à l'égard de l'institution scolaire. Mais dès lors comment interpréter le mouvement parallèle de rattrapage des filles ? Les stratégies scolaires traduisent effectivement la difficulté du plus grand nombre à assumer les scolarités sur le long terme ; mais également un rapport différencié à l'école, qui évolue sensiblement avec la rentabilisation escomptée ou réelle qui peut être faite de la certification scolaire. Le rattrapage, en termes numériques, des niveaux féminins reflète aussi bien l'amélioration des cursus féminins que la désaffection partielle des garçons. Ces derniers apparaissent d'autant plus tentés de se détourner de l'école que leur conception des rôles sociaux s'inscrit dans le prolongement de la tradition, et que l'école ne tient plus ses promesses ; les filles s'y maintiennent certes mais dans l'attente fébrile du mariage. Ainsi le système scolaire s'ouvrirait aux filles par défaut, parce que celui-ci n'est plus la voie sacrée de la réussite sociale des garçons ; mais aucunement en raison d'un rejet des modèles sexués traditionnels.
 
The evolutions of primary schooling in Dakar between 1990 and 2000 show that access to school and schooling paths depend more and more of parents decisions. Because school is compulsory only "within the means of the State", it relies on parents to put and keep their children in school. Stagnation of primary schooling in Dakar could be the sign of a partial reject of school by families. But then, how interpret the catch up of girls schooling rate ? The schooling strategies show that most people have trouble engaging in long term schooling and that they develop different expectations towards school based on the believed or real benefits of school certification. The fact that the schooling rate of girls is catching up on the one of boys reflects the improvement of girls' paths as well as the partial avoidance of school by boys. Boys seem to be even more tempted to quit the school system that their vision of social roles follow tradition and that school does not keep its promises anymore. Girls are staying longer, yet it is in the impatient wait of marriage. Finally, the school system in Dakar is opening to girls, but mainly because it is not anymore the sacred way of social success for boys, and not because of a reject of traditional gender roles.
 
 
 
Reproduit comme : 
 
Titre(s) traduit(s) ajouté(s) par le catalogueur : 
Wishing and willing provide education to children : educational practices in Dakar (Senegal) regarding to social, family and gender inequalities (anglais)
 
Sujets : 
Forme ou Genre : 
 
Lien(s) externe(s)
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